L'idée de cette technologie n'est pas née au sein d'un service marketing, mais plutôt au sein d'une petite équipe de développement qui travaillait en réalité sur un problème tout à fait différent : les contraintes exercées sur les matériaux par le gel.
L'un des ingénieurs impliqués avait passé des années à travailler sur des systèmes où le verre et le métal étaient exposés à des variations de température extrêmes. Le même phénomène se répétait sans cesse :
Le problème ne résidait pas dans la glace elle-même, mais plutôt dans la manière dont elle adhérait aux surfaces.
« Pendant des décennies, nous avons traité la glace comme de la saleté », expliqua-t-il plus tard.
« Or, il s'agit d'un état physique régi par des lois bien précises. »
Lors de tests internes, l'équipe a découvert que la glace s'enlève beaucoup plus facilement si, au lieu de frotter contre la surface, on perturbe délibérément la liaison moléculaire entre la glace et le verre. Même de légères vibrations suffisent à déstabiliser cette liaison.
Ce qui semblait au départ une simple expérience de laboratoire a donné des résultats étonnamment clairs : dès l'activation des vibrations, la glace perdait son adhérence, devenait cassante et pouvait être enlevée presque sans effort.
La percée décisive a eu lieu lorsque cette technologie a été intégrée avec succès dans un appareil portatif compact, économe en énergie et sûr. Sans élément chauffant, sans produits chimiques, sans abrasion mécanique.
« À ce moment-là, nous avons compris : ce n'est pas un simple gadget », a déclaré l'ingénieur. « C'est une toute nouvelle façon de lutter contre le givre ; nos résultats étaient impressionnants ! »